Vos fruits et légumes sont-ils véganes?

Par Jolyane Bouchard

Dans les dernières années, la communauté végane du Québec s’est agrandie rapidement grâce notamment au travail sans relâche de nombreuses associations comme l’Association végétarienne de Montréal, mais également grâce à des professionnels et des entrepreneurs engagés.

Activités de sensibilisation autour de la maltraitance des animaux, ateliers sur la santé et l’alimentation, recettes de cuisine et services de transformation alimentaire se multiplient pour subvenir à la demande grandissante des personnes adoptant le mode de vie végane. Mais qu’en est-il du développement au Québec des producteurs sur lesquels repose ce nouveau système alimentaire ?

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L'aquaculture

REUTERS/Srdjan ZivulovicFacteur aggravant de la surpêche


On pourrait croire que l’élevage de poissons et crustacés est un moyen de relâcher la pression sur la faune aquatique sauvage. C’est une idée fausse. L’aquaculture accroît au contraire la demande de produits de la pêche. Les poissons d’élevage les plus prisés sont des carnivores (saumon, daurade, bar, truite, turbot...) nourris avec des farines et huiles de « poissons fourrage » (anchois, sardines, merlans bleus...). Le développement des élevages a favorisé la surexploitation des stocks de ces poissons de moindre valeur, aux dépens des oiseaux, phoques et poissons carnivores qui disparaissent des zones surexploitées par manque de nourriture.

Il faut entre 2,5 et 5 kg de poisson pour produire 1 kg de poisson carnivore d’aquaculture[1]. Le rendement est sensiblement meilleur pour les crevettes[2]. Il est désastreux pour le thon rouge, un grand prédateur surpêché dont on cherche à développer l’élevage: 10 à 20 kg de poisson pour 1 kg de thon rouge. Les carpes et tilapias sont parfois qualifiés de « poissons végétariens » : il s’agit en fait d’omnivores qui peuvent être nourris de végétaux ou d’autres denrées. Depuis le milieu des années 1990, on ajoute des farines de poisson à leur alimentation, si bien qu’en 2007, l’ensemble des élevages de carpes et de tilapias consommait plus d’une fois et demie la quantité de farines de poissons utilisée par les élevages de saumons et crevettes[3].

La pêche

 
Prises accessoires : une hécatombe

La production des pêcheries n’inclut que le tonnage d’animaux débarqués et commercialisés. L’atteinte à la faune sauvage ne se limite pas à cela. Une partie des animaux capturés ne correspondent pas aux espèces ciblées ; ils sont alors rejetés à la mer, morts ou agonisants. Les rejets concernent aussi des poissons juvéniles. C’est ce qu’on appelle les prises accessoires. Dans certaines pêcheries de cha
lutage de crevettes, le rejet peut atteindre 90% de la prise[1]. 89% des requins marteaux et 80% des requins blancs et des requins renard ont disparu de l’Atlantique Nord-Est dans les 20 dernières années suite aux prises accessoires[2]. L’essentiel des corps rejetés ou des déchets issus des poissons éviscérés à bord coule sans être consommé. Une partie est ingurgitée par des poissons ou par des oiseaux nécrophages : c’est ce qui a entraîné la prolifération des goélands et sternes en mer du Nord.

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Viande, gaspillage et pollution de l’eau



Gaspillage d’eau


La Terre a des ressources en eau limitées. La FAO estime que nous disposons globalement de 9 000 à 14 000 km3 d’eau utilisables[1], soit 5 640 L d’eau par jour et par personne au mieux aujourd’hui, 4 260 L d’eau par jour et par personne au mieux en 2050[2].


Environ 5 000 L d’eau sont nécessaires pour produire 1 000 kcal d’aliments d’origine animale, 1 000 L si l’origine est végétale[3].

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L’élevage accentue l’effet de serre et la déforestation

L’élevage premier responsable des GES

En 2006, un rapport de la FAO indiquait que l’élevage était responsable de 18% des émissions annuelles des gaz à effet de serre (GES) dans le mond
e[1]. S’il existe des divergences sur les chiffres, le rôle de l’élevage dans les émissions des GES est incontestable.



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