Le cri de la carotte en Nouvelle-France

Alexandre Gagnon lisant 'Le cri de la carotte'

Après plusieurs semaines d'attente et maintes visites à ma boite à lettre dans l'espoir d'y trouver un avis de cueillette de colis, on sonne à ma porte. C'était le facteur et il avait un colis d'outremer à me donner. Le colis contenait 6 livres. Mais pourquoi 6?

Le jour où l'annonce de la sortie officielle du cri de la carotte  fut faite par Insolente Veggie sur son profil Facebook je m'empresse de l'annoncer moi aussi à mes contacts. C'est grâce à la judicieuse suggestion de la bolggueuse engagée sur les questions d'éthique alimentaire, Élise Desaulniers, que je décide d'acheter 6 exemplaires du livre pour diviser les frais de livraison entre 6 lecteurs fébriles à l'idée de recevoir bientôt le nouveau livre de Sandrine Delorme orthophoniste, écrivaine, militante végétalienne vivant à Paris. On peut lire en rouge sur la couverture : Lisez ce livre, votre vie va changer... Je regarde l'impératif en rigolant en me disant que le message est un peu fort. Mais je n'ai encore rien lu, et vous non plus!

 

 

Je suis un lecteur paresseux. J'adore lire, mais je lis tellement sur le web, que je pense que lire des livres, serait presque du zèle. J'achète des livres de nutrition pour les tableaux qu'ils contiennent, les magazines de musique pour les CDs qui y sont rattachés, les livres de recettes pour les images. Si j'achetais Playboy, ce serait pour les articles! Le dernier livre dont j'ai le souvenir d'avoir lu au complet était Amour, prozac et autres curiosités de Lucia Extebarria en 2008. J'ai acheté "Eating Animals" de Jonathan Safran Foer dans l'encan silencieux du Vegfest d'Ottawa en mai 2010 car on me l'avait chaudement recommandé. Mais je n'ai pas encore lu une seule ligne du best seller (traduit en français depuis peu sous le titre Faut-il manger les animaux?) qui a presque convaincu la journaliste au Devoir, bloggueuse pour Châtelaine et "ex granola" assumée Josée Blanchette de redevenir végétarienne.

 

Donc, je suis un lecteur paresseux et j'ai pris un vif plaisir à lire cette petite autobiographie d'une sympathique végane militante vivant à Paris. Je ne vous raconterai pas tous les détails de son parcours. Mais je peux vous raconter qu'elle y traite du militantisme comme outil d'épanouissement ultime du végé. Mais attention les militantismes se suivent mais ne se ressemblent pas. Certaines méthodes sont vouées à l'échec et Sandrine y va d'une analyse fort lucide des raisons pour lesquelles le bât blesse et nous explique de façon colorée pourquoi l'argument de la souffrance des légumes (Le cri de la carotte) est celui que tout végé redoute lorsqu'un omnivore le questionne sur ses choix de vie.  Pour ma part, je me suis reconnu dans ce livre, ainsi que certains de mes collègues militants dans les exemples de Sandrine.

 

Ce livre ne s'adresse pas qu'aux végés militants loin de là. Il est truffé de citations triées sur le volet qui appuient l'argumentaire de l'auteure en faveur d'un monde meilleur et qui aideront sans doute les aspirants végés à  développer une pensée et un discours inspirant le respect par la conscientisation. C'est aussi un livre qui dépeint de façon très convaincante la vie quotidienne et les aléas d'une végétalienne au 21e siècle. Le livre se termine par une série de pages ressources renvoyant à plusieurs excellents livres décrits brièvement, pour les petits et les grands, une kyrielle d'adresses de sites web et quelques films à regarder.

 

Le lecteur paresseux que je suis n'a pas regretté d'avoir plongé dans les pages du Cri de la carotte. Je l'ai dévoré comme un lapin dévore une salade fantastique. Et la bande rouge ne ment pas quand elle annonce : Lisez ce livre, votre vie va changer...

administrateur4

Alexandre Gagnon est le fondateur principal de l'AVM. Il aime le tofu à toutes les sauces et il est webmaster de l'AVM depuis sa création.


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