Le poisson

Traduit par Sadia Robein

Le Docteur Sylvia Earle, biologiste océanographique de renommée mondiale, a dit “Je ne mange jamais quelqu’un que je connais personnellement. Je ne mangerais pas plus délibérément un mérou qu’un cocker spaniel. Ce sont de bonnes natures, très curieuses. Vous savez, les poissons sont sensibles, ils ont des personnalités, ils blessent lorsqu’ils sont blessés. »

Beaucoup de gens n’ont jamais cessé d’y penser mais les poissons sont des animaux intelligents, intéressants qui ont leurs propres personnalités – comme les chiens ou les chats avec lesquels nous partageons nos habitations. Saviez-vous qu’un poisson apprend à éviter les filets en observant les autres poissons de son groupe et qu’il sait reconnaître ses « amis du ban » ? Certains poissons collectent des informations en écoutant les autres, et d’autres encore se servent d’outils – comme ce poisson sud-africain qui pond ses œufs sur des feuilles pour pouvoir les transporter dans un lieu protégé.

Les scientifiques en savent de plus en plus sur nos amis à nageoires et leurs découvertes sont fascinantes:

• Une récente publication de Fish and Fisheries (Poisson et Pêches) consacrée à l’apprentissage, citait plus de 500 articles de recherche sur les facultés des poissons et prouvait que ceux-ci sont intelligents, qu’ils peuvent utiliser des outils et qu’ils ont une très bonne mémoire et des structures sociales très sophistiquées. Dans le chapitre d’introduction il était dit que les poissons sont "chargés d’intelligence sociale, poursuivent des stratégies machiavéliques de manipulation, de punition et de réconciliation… qu’ils font montre de cultures traditionnelles stables et qu’ils coopèrent au repérage des prédateurs et à la capture de la nourriture."

• Culum Brown, biologiste à l’University d’Edimbourg où il étudie l’évolution cognitive chez les poissons, dit que "les poissons sont plus intelligents qu’ils n’en ont l’air. Dans beaucoup de domaines, comme la mémoire, leurs capacités cognitives atteignent ou dépassent celles des vertébrés les plus évolués, y compris les primates non-humains." Leur mémoire dans le temps permet aux poissons de maintenir des relations sociales complexes. Leur mémoire spatiale — "égale à tous égards à celle de tous les vertébrés" — leur permet de créer des cartes cognitives qui les guident à travers leur habitat aquatique, par des échanges de lumière polarisée, de sons, d’odeurs et de points de repère visuels.

• Le Docteur Phil Gee, psychologue à l’Université de Plymouth, affirme qu’un poisson pourrait dire l’heure qu’il est et il a entrainé un poisson à obtenir sa nourriture en pressant un levier à heure fixe. Il affirme aussi qu’"un poisson a une capacité mémorielle d’au moins trois mois," et qu’il "est probablement capable de s’adapter à des changements dans ses conditions de vie, comme n’importe quel autre animal ou oiseau."

• Une revue scientifique présentée à l’Association Vétérinaire d’Australie a complètement démonté le vieux mythe qui voudrait que les poissons rouges aient une mémoire de trois secondes; au lieu de cela, les vétérinaires ont trouvé que les poissons rouges ont une mémoire impressionnante et des capacités à résoudre des problèmes. L’un des chercheurs affirme qu’après avoir conduit l’expérience, ils voulaient “faire passer le message aux vétérinaires pour qu’ils commencent à regarder de plus près les poissons et qu’ils considèrent leur bien-être comme ils le font pour les autres animaux.”

—Le Sunday Times du 28 mai 2006

• "Le Melanotaenia duboulayi australien, lorsqu’il a appris à s’échapper d’un filet dans son aquarium, se souvient encore comment il a fait 11 mois plus tard. C’est comme si un être humain se souvenait d’une leçon qu’il aurait apprise il y a 40 ans."

—Le Sunday Telegraph du 3 octobre 2004

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