Portrait d’activiste : Katherine

Par Claude Samson

Présentation de la rubrique : Je me propose de faire connaitre dans cette rubrique « Portraits d’activistes » des personnes engagées sur le terrain, connues ou non, en faisant apparaitre leur parcours, les étapes de ce parcours, les influences qu’ils ou elles ont reçues, leur rapport à l’alimentation, aux animaux, les changements qu’ont apporté leur « conversion » au véganisme dans leurs relations sociales.

Je vous présente aujourd’hui le portrait de Katherine.

  • Bonjour Katherine. Tu m’as été présentée comme la porte-parole de la SPA Canada et je tenais à te rencontrer pour en savoir plus sur toi. Comment ça a commencé avec la SPA ?
    J’ai commencé avec des équipes de sensibilisation dans les rues : nous engageons beaucoup de contractuels qui font signer des pétitions et je les forme aujourd’hui en matière de droit animal. J’y ai aussi fait de la collecte de fonds. J’ai ensuite appris à gérer cette collecte et pris le rôle de gestionnaire à temps plein. Ce sont mes études qui m’ont appris le sens du leadership, comment impliquer et rassembler les gens, comment lancer une fondation…J’ai également organisé l’équipe, organisé des campagnes, fait des communiqués de presse…
  • Quoi par exemple ?
    Le 21 octobre 2013, on a fait une sorte de « happening » sur la rue Sainte-Catherine avec une collègue enceinte qui s’était enfermée dans une cage. Il s’agissait de manifester contre la vente des animaux sur internet. Nous avons convoqué les médias. J’ai fait une entrevue avec LCN le soir même. Le lendemain, on est passés à « Salut bonjour » en parallèle avec « Mercy for Animals » qui venait d’effectuer une investigation dans une ferme. Le parallèle a été fait entre le sort des chiens et celui des animaux de ferme. C’était ma première expérience dans les médias grand public. Depuis, je suis la porte-parole officielle de la SPA auprès des médias, qu’il s’agisse de la télé ou des journaux.
  • Sur quels autres sujets as-tu été interpelée ?
    Mes interventions ont d’abord concerné les usines à chiots, puis j’ai fait des entretiens radio contre l’industrie laitière, après qu’une ferme laitière ait été dénoncée en Colombie-Britannique. Une proposition de loi avait été déposée en vue de l’interdiction de la coupe des cornes et des queues des vaches. Contre le « welfarisme » de cette proposition, nous avons dit qu’aucune loi n’allait réellement changer la condition des vaches. Nous avons donc critiqué l’industrie dans son ensemble. Il faut sans cesse rappeler que l’industrie laitière implique une « industrie » des veaux, ce qui signifie « zéro éthique ». Radio Canada de Colombie-Britannique me rappelle sur ce sujet depuis, et sur les droits des animaux en général.
  • Tu as dit qu’aucune loi n’allait changer la condition des vaches. Tu peux expliquer ton point de vue ?
    En fait, la loi 54 de 2015 a changé le statut des animaux, les faisant passer de « biens meubles » à « êtres doués de sensibilité ». Mais c’est hypocrite parce que les animaux de ferme n’ont pas un meilleur traitement pour autant. Notre voix, c’est celle de l’absence de compromis. 
  • Tu parlais de « campagnes » tout à l’heure…
    Oui, j’ai par exemple lancé le projet de la « Journée mondiale du Tofu » en juillet 2014 avec un barbecue végane gratuit. Même si notre approche habituelleétait critique, je préfère quant à moi la joie d’être végane : cette journée était donc festive. On a servi 5000 burgers, utilisé 50 livres de tofu. Ç’a été une réussite… Je fais des choses plus personnelles aussi. Ce que je fais à la SPA, c’est ma job, ce n’est pas de l’activisme. Je veux enseigner comment créer une vie plus éthique envers les animaux.
  • On va revenir sur tout ça… Tu sais que je pose toujours la question de savoir quel genre de relation les gens avaient avec les animaux dans leur jeunesse ? Y avait-il des animaux dans la famille ?
    C’est arrivé trois fois que mes parents achètent un chien chez un éleveur, mais ma mère n’était pas capable de s’en occuper. Alors elle le confiait à quelqu’un d’autre. Ma famille n’est pas « animaux. » Aujourd’hui, j’ai un lapin que j’ai adopté il y a une dizaine d’années.
  • Des contacts avec des animaux de ferme ?
    Non.
  • Comment tout cela a-t-il commencé ? Tu es d’abord devenue végétarienne ?
    Oui, au secondaire, je me sentais très concernée par la cause environnementale. Une amie m’a fait remarquer que l’industrie alimentaire avait un impact sur l’environnement. J’ai alors vu la vidéo « Meet your meat » de PETA. J’avais quinze ans à l’époque. J’ai décidé que plus jamais je ne mangerais de viande. J’ai commencé à faire ma propre cuisine. Je me souviens de ma première boite de tofu : ce n’était pas très bon au début. À l’école, j’ai continué à faire de la « propagande », pour la cause animale cette fois : des travaux portant sur l’histoire de l’industrie fermière, par exemple.
  • Et le végétalisme, c’est venu comment ?
    Je suis devenue végétalienne quand j’ai quitté la maison familiale. Mais il y avait plein de produits d’origine animale dans ce que je consommais : je ne lisais pas toutes les étiquettes à 18 ans ! Pendant un voyage au Pérou un an plus tard, je me suis retrouvée à ne manger que des patates. Je suis redevenue « végétarienne » suite à cet épisode et ça a duré tout le long de mes études. En fait, c’est depuis trois ans et demi que je suis végane, c’est à dire depuis que je suis porte-parole de la SPA.
  • Tu m’as dit que tu avais aussi fait partie de la SPCA…
    Oui, j’ai travaillé très activement au refuge de la SPCA de Montréal à partir de 2009 et j’y travaille encore sur appel. J’ai été assistante aux chenils. Je plaçais des animaux en famille d’accueil. J’ai personnellement pris une trentaine de chats ainsi que sept chiens chez moi pour les soigner en attendant de leur trouver une famille… Mais si j’ai finalement opté pour la SPA, c’est parce qu’il y a plein de gens à la SPCA qui « aiment les animaux », mais qui vont néanmoins acheter un sandwich avec de la viande dans l’heure de midi. C’est une totale contradiction pour moi.
  • Quelles ont été tes influences ?
    Il y a eu des cours de philosophie sur l’environnement et l’éthique à l’université. La lecture de Peter Singer aussi. Un livre de John Robin de 1987 « Diet for new America », dans lequel l’auteur raconte comment il a renoncé à la direction de la compagnie familiale par choix éthique… Je me souviens d’un livre qui m’a beaucoup marqué, intitulé « The dog by the craddle and the serpent beneath », par Erica Ritter.
  • De quoi ça parle ?
    Le livre met en lumière les contradictions dans la relation des humains avec les animaux.
  • Oui ?
    En fait, un homme rentre chez lui et trouve son chien couvert de sang, près du berceau où se trouvait son enfant. Le berceau est vide. L’homme pense aussitôt que le chien a tué et dévoré l’enfant. Il tue alors le chien. Juste après, l’homme découvre que le bébé est bien vivant sous le berceau et qu’un cadavre de serpent git auprès de lui. L’homme comprend alors que le sang est celui du serpent et que le chien a sauvé son enfant… Et cette contradiction est permanente : mon chien est mon « meilleur ami » jusqu’à ce qu’il fasse pipi dans la maison. Les oiseaux sont des « amis » qu’on laisse vivre dans des cages. Les chevaux de course qu’on a « tant aimés » sont abattus en fin de vie quand ils ne sont plus utiles. Le livre fait apparaitre ces paradoxes… Il y a un film qui vient de sortir qui me semble intéressant. Contrairement à Earthlings qui montre surtout la cruauté, celui-ci se concentre sur les solutions. Cela s’appelle « Carnage » : il s’agit d’un documentaire imaginaire qui raconte toute l’évolution de la société britannique entre 1940 et 2067, c’est à dire jusqu’à ce qu’elle devienne une société entièrement végane. C’est sur YouTube en ce moment.
  • Est-ce que ton passage au véganisme a changé quelque chose à tes relations avec ta famille ?
    C’est vrai qu’ils ont pu me trouver trop extrémiste. Mais ma famille, qui m’héberge actuellement, achète aujourd’hui des produits véganes. Ma mère fait des gâteaux véganes et me soutient beaucoup.
  • Comment est ta santé ?
    Je suis végé depuis onze ans, végane depuis trois ans, et tout est bon. Je suis très rarement malade.
  • Et donc, pour en revenir à ton engagement dans l’action, que fais-tu en dehors de la SPA ?
    J’essaie de me lancer dans des conférences, notamment à l’UQAM dans le cadre de la « Semaine sans viande ». Cela s’intitule « Alternatives à la viande », et une dégustation de nourriture végane y est offerte. Utiliser l’humour et le divertissement permet parfois de faire passer des idées plus rapidement. Il faut faire des choses qui captent l’attention des gens. Distribuer de la nourriture végane en donnant de l’information, c’est peut-être rassembleur… J’aimerais également faire des conférences dans des écoles secondaires.
  • Je vois que tu as plein d’idées…
    Oui, je souhaiterais même ouvrir un jour un sanctuaire pour animaux de ferme, de façon à permettre un contact entre les enfants et des animaux qui « vivent juste leur vie »…
  • Et maintenant, tu travailles sur quoi ?
    En ce moment, je suis en train de lancer une compagnie de cours de cuisine végétalienne. Cela va s’appeler « LAVIEGAN »… Il y a beaucoup de gens qui se disent prêts à faire le « saut », mais ne savent pas comment. Certains ont peur que ce ne soit compliqué de sortir avec des amis, peur d’apparaitre « bizarres ». J’aime cuisiner et j’aime surprendre. En avril 2016, j’ai animé un atelier cuisine à McGill qui a été un franc succès : j’avais fait un cari au beurre de peanut, avec plein de légumes. L’idée s’en est suivie de faire un cours de cuisine par mois en été. Je donne encore des cours à McGill, mais il faut un permis de la MAPAC pour vendre de la nourriture au public : j’ai un examen à passer pour ça. Le comble, c’est que le cours qui me prépare à l’examen est basé sur la façon de cuire... la viande ! Je cherche une cuisine à louer pour ce projet : l’idée est d’enseigner l’utilisation de nouveaux produits, les alternatives aux fromages par exemple. C’est une autre façon de faire de l’activisme, basée sur l’incitation et l’inspiration plutôt que le forçage.
  • Tu as des ami(e)s non véganes ?
    Oui. Et je suis un peu une « référence ». Mais je suis très relaxe : « faites ce que vous voulez, mais goutez à ça ! » J’essaie de les influencer en étant heureuse et relaxe. Je n’ai pas une approche où je juge autrui : ce serait contreproductif. Mais les gens savent que je suis très impliquée dans ça. En tout cas, je constate que les gens sont fiers de partager leurs efforts et je pense que c’est bon signe.
  • Est-ce que tu penses que la question de l’empathie se pose dans les mêmes termes selon qu’on parle d’humains ou d’animaux (non-humains, si on veut) ?
    Oui, on devrait prendre en considération le fait que les animaux sont des individus uniques et souffrants. En tant qu’humains, on a le réflexe de protéger notre propre espèce. Je ne sais pas ce que c’est que d’être un cochon. Je peux difficilement me mettre à sa place. Mais cela m’affecte de voir des animaux souffrants. Si tu es compatissant, tu l’es pour tout être vivant. De toute façon, je dévoue ma vie à la cause animale.
  • Comment perçois-tu la « mouvance végane » aujourd’hui ?
    Il y a beaucoup de conflits internes avec une tendance au « shaming ». Autrement dit, si tu n’es pas végane à 100 %, tu es considéré comme un(e) hypocrite par certains. Il y a une certaine condescendance à l’égard des végétariens par exemple. Les végétariens ne pourraient pas parler du droit des animaux : ça serait du « fake ». De mon point de vue, il ne faut pas les bloquer, mais au contraire les inspirer dans leur processus de changement. Il faut les éduquer de façon positive, sans critiquer. La critique démotive. C’est très difficile de passer au 100 % d’un seul coup, surtout si tu ne sais pas cuisiner.
  • Il y aussi cette fracture entre welfaristes et abolitionnistes qui divise bien du monde. Que penses-tu de l’idée de se battre pour faire installer des caméras dans les abattoirs, par exemple ?
    L’avantage qu’on peut y voir, c’est de possiblement réduire les abus. Mais en fait, c’est toute la vie des animaux qui est inacceptable. Je pense que n’importe quelle personne ayant accès aux médias sociaux sait ce qui se passe. Si c’était juste cela qu’il fallait, on aurait bien plus de véganes aujourd’hui… La question est surtout de savoir ce qui serait fait avec les images. Leur finalité serait-elle de faire savoir ce qui se passe au grand public ou bien de contrôler le travail des employés ? Je ne pense pas que ce serait négatif. Ça pourrait peut-être même aider. Mais je crois beaucoup dans l’éducation, quant à moi. Les gens que ça n’intéresse pas ignoreront ces images.
  • Que penses-tu des campagnes dites « ciblées » ?
    Je pense que c’est important. Oui, il y a des gens qui pensent que le mot « végane » est juste associé aux animaux de ferme. Il y a encore des gens qui s’étonnent qu’on soit contre la laine par exemple. Le terme « végane » est encore trop associé au régime alimentaire. La notion d’« antispécisme » est peut-être plus intéressante.
  • La question n’est-elle pas de rassembler tout le monde derrière une seule bannière ?
    Dans le film « Carnage » dont je parlais tout à l’heure, les véganes se présentent eux-mêmes comme la norme. Ils inversent la légitimité et n’occupent plus une position défensive. Stratégiquement, je trouve que ce serait plus clair de « stigmatiser » les non-véganes plutôt que de se distinguer les uns les autres… Autrement dit, on devrait se rassembler face aux gens qui se fichent de toute compassion. On se sépare trop les uns les autres dans des microcompartiments individuels en se mettant des étiquettes.
  • Comment expliques-tu ces divergences ?
    Tout le monde veut avoir sa vision, être « spécial ». Mais ça n’est pas forcément inefficace, parce que les gens ne sont pas tous touchés de la même façon. D’un autre côté, face à l’immensité de la souffrance animale, on s’arrête parfois à des querelles superficielles.
  • Est-ce que Facebook est un outil efficace, selon toi ?
    80 % de la communication est non-verbale… On s’enflamme trop sur Facebook. Il y a trop de haine et de « shaming ». C’est contreproductif. Ce n’est pas cela, une vraie discussion. C’est pourquoi je me retirée le plus possible des médias sociaux. Ils sont certes utiles pour transmettre rapidement des informations, mais il y a beaucoup trop d’informations malsaines. Qui fait le tri ? Et on s’épuise tellement à voir de la cruauté…
  • Tu parles en connaissance de cause ?
    Oui. Quand j’étais à la SPCA, j’assistais la vétérinaire lors des euthanasies. On en faisait cinquante dans la journée. À force de le faire, tu t’insensibilises. Je me sentais impuissante. On finit par se dire que le monde des humains, « c’est d’la marde ». Voir la souffrance animale est démotivant. Oui, c’est important pour faire de la sensibilisation, mais je préfère voir des animaux heureux.
  • Certains pensent que la « stratégie de la conversion individuelle », c’est-à-dire cette idée qu’il s’agit d’éduquer chaque personne l’une après l’autre, est inefficace et qu’il faudrait lui préférer une approche plus « politique » du problème. Tu en penses quoi ?
    Je pense qu’il faut les deux. L’un ne va pas sans l’autre. Mais à mon avis, l’activisme commence déjà dans la famille. Les gens sont en effet plus réceptifs à des gens qu’ils connaissent, plus réceptifs aux idées venant de personnes proches… Les cours de cuisine donnent des outils alors que les conférences n’ont pas cet effet. Lors de mes cours, je demande pourquoi les gens viennent me voir : « qu’est-ce qu’il y a de mal ? » demandent-ils, et je réponds à leurs questions de façon informelle tout en partageant un repas, ce qui est une bonne façon de partager des idées. Les gens sont beaucoup plus ouverts hors d’une ambiance de cours, lorsque quelqu’un est moins en position d’autorité que lors d’une conférence, par exemple.
  • Et l’impact des lois ?
    Ce n’est pas la loi d’abord qui va inspirer les gens. C’est une personne, une vidéo, ou un livre qui apparait comme un déclic chez les gens que je rencontre. Il faudrait faire un sondage pour savoir ce qui a été la cause du changement chez les gens.
  • Que penses-tu des actions « coups de poing » menées par 269Life ?
    C’est une bonne manière de montrer notre désaccord à l’industrie. Ça dérange. Oui, ce serait bien de le faire au Québec.
  • J’aimerais avoir ton avis sur la position de la mairie de Montréal sur les sujets « sensibles », soit les calèches, les pitbulls et… le rodéo.
    Concernant les calèches, j’ai fait un débat contre Lucky Luke en juin 2016. Ce n’était pas « live », mais c’était « one shot ». Il parlait sans cesse et m’a interrompue tout le long. Il était très condescendant : « tu sais pas ce qu’est un cheval ». Il faisait bon effet, même s’il disait n’importe quoi, parce qu’il s’exprimait avec confiance. Il parlait des chevaux comme de « ses meilleurs amis ». Il disait aussi que « les chevaux étaient plus heureux en ville parce qu’il n’y a pas de mouches » ! Le débat a été filmé.
  • Et les chiens ?
    J’ai fait un communiqué de presse soutenant la position de la SPCA de Montréal. Tous les experts ont montré que ce n’est pas en bannissant une race qu’on règle le problème. Pourtant, même PETA s’est montrée favorable au bannissement des pitbulls, sous prétexte que c’est le même genre de personnes problématiques qui recherchent ce genre de chiens… De mon point de vue, la source du problème, c’est l’incapacité de certaines personnes à gérer un animal. Bien souvent, on humanise beaucoup trop les chiens. Un chien a besoin de vivre une vie de chien, pas une vie d’humain.
  • Et le rodéo ?
    Je pense que le maire veut apparaitre comme un « homme du peuple », un « bon père de famille » québécois. Le fait est que s’il prend soin du peuple, il ne connait rien aux animaux, c’est évident. La position de Montréal va à 100 % à l’encontre des animaux. On fait encore du business avec le « Berger Blanc », fourrière à but lucratif qui ne devrait même pas exister. Aucune décision n’a été prise pour le bien-être animal. Pour revenir au rodéo, la pression « contre » se fait grandissante. Sans même parler de la cruauté de la chose, c’est quoi le rapport avec Montréal ?!
  • Je voudrais revenir sur cette tendance à la critique des uns par les autres dans la « mouvance végane ». J’ai parfois le sentiment qu’elle s’adresse aussi aux gens qui s’exposent. Tu en penses quoi ?
    On est très négatifs avec les gens qui essaient de changer les choses. On est blasés de la vie, comme s’il n’y avait plus d’espoir que les choses changent. Pour se protéger, on dit de ceux qui s’exposent que ce sont des « crazy egos », on les critique. C’est très infantile. On est rendus trop réalistes, trop pessimistes. Or, quelqu’un qui est fâché de la vie n’inspire pas. Je pense au fameux « I have a dream » de Martin Luther King ou à « Imagine » de John Lennon… Une vision qui inspire, voilà ce qui peut avoir un impact !
  • On va s’arrêter sur cette vision optimiste. Merci Katherine, pour ton temps.
    De même.

« L'opinion exprimée dans le cadre de cette chronique, est celle de son auteur et ne reflète pas nécessairement l'opinion, ni n'engage l’AVM »


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