Survivre aux fêtes en milieu omnivore

Par Florence Scanvic

Les fêtes sont loin d’être le moment le plus facile pour être végé ou le devenir. Que l’on ait choisi ce mode de vie il y a longtemps ou plus récemment, ces repas de famille peuvent représenter une épreuve.

Comment prendre part à ces célébrations tout en respectant ses convictions ? Comment réagir face aux éventuelles remarques de son entourage ? Comment ne pas s’isoler ?

Voici ici quelques pistes qui, je l’espère, vous aideront à passer les fêtes de façon sereine :

Proposer un atelier culinaire
Vous êtes invité(e)s à un repas des fêtes ? Pourquoi ne pas proposer à votre hôte/hôtesse de venir plus tôt afin de participer aux préparations ? En plus de vous permettre partager un moment privilégié, cela permettra à votre hôte/hôtesse de découvrir la cuisine végé et de voir qu’il n’y a rien de sorcier !

Rien de prévu pour vous ? Aucune ouverture au mode de vie végé ?
Famille ou pas, il est possible que certaines personnes ne montrent aucun signe d’ouverture quant à vos convictions. Pas de panique, je crois que chaque végé a dû, à un moment ou à un autre de son parcours, faire face à ce genre de situations.

Passé le stade de frustration, respirez un grand coup et transformez ce négatif en énergie positive en vous dépassant pour préparer les mets végés les plus appétissants et alléchants que vous connaissez. Préparez-en en quantité pour pouvoir partager.

Arrivez avec votre plus beau sourire et proposez aux invités de goûter à vos plats. Peut-être piquerez-vous la curiosité de certains quant au monde de possibilités et de saveurs qu’offre la cuisine végé. Vous dédramatiserez sans aucun doute le fait d’être végé, en montrant que oui, on peut tout à fait garder l’esprit festif de la bouffe sans utiliser de produits animaux.

L’ouverture et le mélange avec des omnivores sont, j’en suis persuadée, la clé pour sensibiliser aux bénéfices et à la gourmandise de l’alimentation végé.

Comment réagir face aux blagues du carnivore-et-fier-de-l’être ?
Vous n’échapperez probablement pas à la fameuse blague du cri de la carotte ainsi qu’à la question des carences et des protéines. Personne ne s’inquiète des apports nutritionnels du client fidèle de McDonald, mais il faut s’y faire, tout le monde s’intéresse à la santé des végés.

Afin de vous éviter de subir un réquisitoire, mon conseil serait d’éviter le plus possible ces débats qui mènent rarement à quelque chose de constructif, surtout devant une assiette de foie gras ou de dinde! Si certaines personnes se montrent intéressées et curieuses, proposez-leur d’en discuter tranquillement un peu plus tard en tête à tête.

Si toutefois, vous tenez à répondre, je vous recommande le site vegFAQ qui recense toutes les questions posées aux végés, souvent par ignorance, et qui offre de bonnes pistes de réponse.

Vous n’êtes pas seul(e) !
Pour terminer, peut-être serez-vous le ou la seule végé de la table pour les repas des fêtes, mais rappelez-vous que des milliers de personnes ont fait le même choix que vous.

Pour ma part, dans des moments plus délicats, j’aime me rappeler cette phrase de l’auteur Jonathan Safran Foer : « Si on renonce à ses principes dès qu’une épreuve se présente, alors ce n’est plus un engagement, c’est un hobby. »

Soyez fier/fière de vos convictions et gardez à l’esprit tous les éléments qui vous ont amené à faire le choix de ce mode de vie.

 

Je vous souhaite à toutes et à tous de belles fêtes !


Recherche

Infolettre

Frenchfr-FREnglish (United Kingdom)