Portrait d’activiste : Frédéric

 

Par Claude Samson
 
Je me propose de faire connaitre dans cette rubrique « Portraits d’activistes » des personnes engagées sur le terrain, connues ou non, en faisant apparaitre leur parcours, les étapes de ce parcours, les influences qu’ils ou elles ont reçues, leur rapport à l’alimentation, aux animaux, les changements dans leurs relations sociales qu’a apporté leur conversion au véganisme.


Je vous présente aujourd’hui le portrait de Frédéric.
  • Pour commencer, est-ce que tu pourrais me parler de ton enfance et de ta relation aux animaux ?
    Il y avait un chat à la maison, des hamsters, des poissons, deux salamandres. Il fallait convaincre ma mère pour faire entrer les animaux à la maison.
  • Est-ce que tu as été en contact avec des animaux de ferme ?
    Non, je n’ai pas eu de contacts avec des vaches ou des cochons étant enfant, sauf à 14 ans : j’ai alors travaillé un moment dans une ferme laitière. Je faisais un peu de traite et je m’occupais du foin. Par contre, j’ai été élevé dans la chasse et dans la pêche. J’avais un grand-père chasseur et j’ai encore des chasseurs dans ma famille. C’est vrai que j’ai fait des choses dont je ne suis pas fier, mais j’ai toujours été proche de la nature.
    C’est vers 2008 que j’ai éprouvé le besoin de travailler avec les animaux. J’ai décidé de m’impliquer pour les chats et les chiens. Je vivais alors à Québec et j’ai donc travaillé pour la SPA de Québec durant deux ans. J’allais chercher des chiens et des chats errants, ou mourants, chez les gens. J’ai ensuite travaillé à l’Auberge Zen qui avait obtenu le contrat de la Ville de Laval, après avoir pris la place du Berger Blanc : je m’occupais des chats et des chiens, je faisais les promenades, etc.
  • Peux-tu me raconter ton parcours vers le véganisme ?
    J’ai traversé une difficile période vers 2011-2012. Je n’avais plus de motivation à rien. Je n’étais pas encore militant, ni végane. Je me souviens, un jour, j’ai regardé un chien dans les yeux. Je savais qu’il allait se faire tuer. « Mais qu’est-ce que je pourrais faire pour toi ? », ai-je pensé. Ça a changé ma vie. Je me souviens de son regard. « Mais vous êtes considérés comme des meubles, comme des objets ! », me suis-je dit. Ça a été un déclic. Je me suis alors rapproché de la cause animale.
    Vers 2012, j’ai écrit une page Facebook « Changeons le statut juridique des animaux de compagnie au Québec », puis une autre page pour les animaux d’élevage, suivie d’une autre page encore concernant les animaux sauvages. Puis, je me suis concentré sur l’ensemble. À une époque, je ne voulais plus faire que ça : de l’activisme. Chaque jour, ne vivre que pour ça. Je suis convaincu et c’est vraiment ma conscience qui guide mes actes.
  • Et tu connais d’autres activistes qui pensent de cette façon ?
    Oui, mais j’ai aussi connu des personnes très sensibles qui ont pris leurs distances parce que c’est trop difficile à vivre. Il y en a qui font de graves dépressions. Je pense qu’il y a beaucoup de gens qui renoncent à l’activisme à cause de ça. En ce qui me concerne, je me suis parfois contraint : « regarde-le, l’animal, se faire maltraiter ». Ça m’a donné de la force pour défendre leurs droits. J’ai eu ma dose de vidéos bouleversantes mais je continuerai toujours à en visionner. Avant, je partageais tout et n’importe quoi sur la défense des animaux sur Facebook. Aujourd'hui, je me concentre sur le principal, sur les stratégies qui vont mener un jour à l’égalité animale. C’est surtout un outil pour rassembler les gens. J’ai décidé que mes messages iraient à l’essentiel. 
  • Et le changement d’alimentation, c’est venu comment ?
    C’est une amie Facebook qui m’a un jour posé la question suivante : « J’ai rien contre ça, mais manges-tu de la viande ? » Ça a été un nouveau déclic. À l’instant même, je suis devenu totalement végane. J’ai fait le ménage non seulement dans mon alimentation, mais aussi dans mes vêtements. J’avais même des raquettes en peau de chèvre, qui m’avaient été offertes par mon grand-père, que j’ai données. Des produits non testés sur les animaux ont commencé à entrer chez moi. Aujourd’hui, même si je ne connais pas tout, j’essaie de faire attention. Je boycotte certaines marques. Je boycotte l’huile de palme, etc.
  • Est-ce que ton changement d’alimentation a eu un impact sur tes relations avec ta famille ?
    Oui, je ne vais plus à Noël à cause de ça. Et puis, j’ai commencé à faire le ménage sur Facebook, à enlever les cousins et les cousines qui publient des photos de chasse et de pêche. Il n’y a plus que des véganes activistes dans mes relations amicales. J’ai pris des distances, oui… J’essaie de ne pas en vouloir aux gens en général. J’essaie de penser à comment j’étais avant 2011. J’en veux à ceux et à celles qui savent que c’est mal et qui refusent de changer leurs habitudes de vie. J’en veux aussi aux gouvernements et à la société tout entière d’être complice des industries qui exploitent les animaux non-humains. J’ai de la misère à comprendre les gens qui sont indifférents.
  • Est-ce qu’on peut revenir sur ce qui s’est passé après 2012 dans ton parcours ?
    Oui, c’est à cette époque-là que j’ai souhaité m’impliquer en plus d’être famille d’accueil pour des chiens. J’ai fait ma première manifestation devant le Parlement de Québec le 16 février 2013.
  • Tu peux me raconter ça ?
    C’était une manifestation organisée devant le Parlement de Québec pour changer le statut juridique des animaux de compagnie au Québec. J’avais prévu de rester pendant trois heures dans une cage en compagnie de deux chiens. Je jouais mon rôle de chien battu. J’étais en petite tenue. J’avais une cagoule parce que je ne voulais pas avoir de visage, de façon à ce qu’on ne m’associe pas à quelqu’un mais à tous les animaux qui souffrent. Il faisait environ -15 mais j’étais à l’aise. J’y suis resté presque deux heures.
  • Et ensuite ?
    La police est intervenue. On était sur le terrain du Parlement, donc en principe, on ne pouvait m’extirper de là par la force. La responsable de l’organisation a donné son accord à la police en civil pour trainer la cage jusqu’à la voie publique. Les gens du groupe n’ont rien fait pour empêcher ça. « Tu sors ou on te sort », a dit la police. Je suis sorti de mon propre chef parce que j’étais en charge comme famille d'accueil des deux chiens. Sinon, les autorités auraient été obligées de me sortir de force. En fait, j’avais prévu de rester dans la cage durant trois heures.
  • L’évènement a été médiatisé ?
    On avait demandé aux journalistes de venir. Ils sont arrivés après, alors que la cage était démontée. Sur la photo du Journal du Québec, j’étais habillé.
  • Et après ça ?
    J’ai connu KARA et j’ai participé à des manifestations contre les cirques. J’habitais assez loin mais je faisais du pouce pour venir ici. Et puis des personnes m’ont invité à rejoindre Montréal parce que c’est là que ça se passe. Je me suis rapproché de Montréal pour la cause. 
  • J’ai entendu parler de rodéos, de course de cochon graissé…Tu peux me raconter comment ça s’est déroulé ?
    Le 3 août 2014, nous étions présents lors de la Course de cochons graissés de Sainte-Perpétue, suite à ce qu’en avait dit publiquement Georges Laraque. C’est une tradition qui existe depuis longtemps au Québec. On avait pris chacun notre billet, comme des spectateurs ordinaires, et on s’est assis sur l’estrade. On attendait que ça commence ! On attendait notre moment ! Sans que personne ne s’y attende, on a vu un gars en train de courir à poil dans l’arène. Le mec faisait ça pour le fun ! On s’en est servis. Les agents de la sécurité lui ont sauté dessus, et je suis rentré à mon tour. Je passe la clôture. Mon seul but est de m’accrocher au baril, tu sais, le baril où on finit par mettre le cochon. J’avais des menottes achetées au surplus de l’armée. J’avais bouché les serrures - on peut le faire avec de la colle ou de l’étain - pour empêcher les agents de sécurité d’ouvrir les menottes. Je me suis menotté à la corde du baril. Si c’était à recommencer, je me serais attaché ailleurs. Il était facile de couper la corde. 
  • Et ensuite ?
    Les agents de sécurité m’ont trainé à terre par les menottes. Ils ont même voulu me casser un doigt. « Arrête, arrête, on est filmés » a dit l’un d’entre eux. « Moi, j’élève des cochons, pis j’les tue, pis j’les mange », a dit l’autre. Dans le poste de contrôle, on m’a fait m’assoir violemment : j’ai encore les marques dans le dos. La SQ est arrivée après 30 mn. Un des deux policiers était ouvert et posait des questions sur le végétalisme. Ils m’ont ensuite accompagné jusqu’à mon auto - sous escorte - jusqu’en dehors du site, en m’avertissant que si j’y remettais les pieds dans la soirée, ils m’emmèneraient au poste. Il n’y a eu aucune accusation.
  • Ça a été médiatisé, ça ?
    L’évènement est passé en boucle à LCN. C’est d’ailleurs ça qui m’a fait connaitre.
  • Est-ce que ça t’a amené de nouveaux contacts, un soutien particulier ?
    Non, pas de soutien particulier.
  • Et les rodéos ?
    Oui, d’abord, il y a eu celui de St-Hyacinthe. On était une vingtaine. On avait une entrevue de prévue à 16 h, juste avant l’action, avec le journaliste Michel Marcelet de Radio-Canada, chez notre porte-parole le vétérinaire Jean-Jacques Kona-Boun. Mais ils ont cancellé juste avant, prétextant que c’était le premier jour des élections. Il faut savoir que TVA est un très gros commanditaire des rodéos. Ce qu’on voulait, c’était arrêter le show du rodéo pour qu’au moins cette journée-là, les animaux n’aient pas été maltraités.
  • Tu peux me parler de cette maltraitance ?
    Au Québec, l’ « attraper du veau » au lasso ou le « terrassement du bouvillon » qui consiste à sauter de cheval sur l’animal pour lui tordre le cou et le plaquer au sol provoquent beaucoup de contusions. Parfois, des animaux meurent de leurs blessures. Ce n’est que quelques exemples de mauvais traitements parmi tant d’autres. En fait, tout le spectacle tourne autour de la maltraitance!
  • Comment ça s’est passé, cette fois ?
    Dans les gradins, Jean-Jacques notre porte-parole a pris la parole au mégaphone pour attirer l’attention. On avait une dizaine de manifestants dans la foule. Ils se sont un peu fait bousculer ensuite. On a déchiré leurs affiches et ils se sont fait crier des bêtises. Ils ont dû sortir.
  • Et toi ?
    J’ai trouvé ma petite « fenêtre » pour y aller. Le temps était orageux. Au loin, on pouvait apercevoir des éclairs. Sur le lampadaire, il fallait attraper un premier barreau à dix pieds environ. Je me suis servi d’une canne à pêche télescopique et j’ai attrapé le premier barreau pour y fixer ma corde. Ensuite, j’ai escaladé le lampadaire de 80 pieds de haut, avec un mégaphone dans mon sac. Ça a été assez dur de grimper là-haut, surtout que je n’avais pas dormi de la nuit. Mais c’était une bonne montée d’adrénaline ! Je suis arrivé sur le palier, tout en haut, entouré par quatre gros spots et j’ai touché un fil électrique pour être certain de pouvoir monter sur la plate-forme sans danger. J’ai déroulé une banderole ou c’était écrit : « Abolissons les rodéos ». Je scandais au mégaphone des slogans en boucle comme : « Abolissons les rodéos! La violence, ce n’est pas un divertissement! La cruauté, ce n’est pas un divertissement! ». Je suis resté là-haut de 19 h 15 à 22 h environ. À un moment donné, ils ont éteint le lampadaire pour ma sécurité. Mais vu qu’ils sont branchés les quatre ensemble, ils ont dû le rallumer. Je suis redescendu à la fin du spectacle, quand tout le monde s’en allait. Sept ou huit policiers étaient là, les pompiers - dont l’échelle était trop petite - ainsi qu’un groupe de cow-boys. En fait, si ma vie avait été en danger, ils auraient dû arrêter le spectacle, mais ils ont jugé que non. La police m’a emmené au poste et j’ai passé un moment en cellule avec deux autres personnes impliquées qui elles, s’étaient menottées à la clôture. On nous a relâchés avec promesse de comparaitre.
  • L’audience a eu lieu ?
    Oui, cela s’est réglé le 28 octobre 2016. Nous étions accusés de « méfait public » et nous avons dû plaider coupable. Chacun s’en est tiré avec une amende de trois à cinq cents dollars avec une peine de quarante heures de travaux communautaires pour ce qui me concerne. Peut-être qu’on aurait pu plaider la « défense de nécessité ».
  • C’est à dire ?
    C’est l’idée que c’était nécessaire d’agir comme nous l’avons fait parce que tout avait été essayé avant. C’est un argument utilisé par exemple lorsque quelqu’un fracture une porte d’un chalet en plein hiver pour sa propre survie, alors qu’il a fait le tour de la maison et qu’il n’y a manifestement personne pour lui ouvrir. 
  • Je suis en train de penser à cet accident de calèche qui vient d’avoir lieu cette semaine alors que tout a déjà été dit en haut lieu à ce sujet.
    Oui, peut-être que la « défense de nécessité » pourrait valoir dans ce cas, puisque tout a déjà été tenté sans qu’on soit écoutés.
  • Il y a eu un second rodéo, je crois ?
    J’ai effectivement participé à une manifestation au rodéo de Sorel-Tracy. On était sept ou huit. On a été traqués comme des terroristes. La police s’est mise chum avec nous pour ensuite nous balancer au propriétaire. Ce qu’on voulait, c’était entrer prendre des photos du spectacle. Mais on nous a refusé l’entrée. Le propriétaire du lieu nous a finalement sorti un règlement l’autorisant à nous demander de partir.
     
  • Tu sembles faire une différence entre les deux actions, est-ce que je me trompe ?
    Dans le cas du rodéo de St-Hyacinthe, il s’agissait de désobéissance civile. C’est plus efficace au niveau médiatique, qu’une manifestation. À moins que nous soyons plusieurs centaines, voire des milliers de manifestant.e.s ! Parce qu’on ose se confronter à un système; on ose défier les autorités. Ça fait parler, ça amène un débat public.
  • Et aujourd’hui, es-tu engagé dans un mouvement ?
    J’ai fondé une association nommée « Association Terriens » dont le but premier est justement d’amener un débat public sur la question de l’éthique animale dans notre société. Nous prônons l’égalité animale. La question est de savoir ce qu’on ferait s’il s’agissait d’humains qui se font massacrer par milliers chaque jour en toute impunité. Cette notion d’égalité animale est un message fort, selon nous. Nous voulons vivre dans une société non violente où tous les êtres vivants sont égaux et ont des droits. Et contrairement à la notion d’ « exploitation animale » qui concerne des esclaves, celle d’ « égalité animale » fait directement le lien avec les humains.
  • Quel est ton rapport aux autres mouvements ?
    Je veux que l’« Association Terriens » soit rassembleuse. On va s’associer à d’autres groupes existants pour certains projets. Même si notre mission principale est d’amener un débat public dans notre société pour la fin de l’exploitation animale et l’égalité animale, nous allons aussi organiser et participer à des évènements ciblés comme la « Marche pour la fermeture des abattoirs » ou à des évènements anti-fourrure par exemple. C’est à force de remporter des petites victoires qu’on gagne la guerre!
  • Tu peux préciser ton point de vue sur le véganisme ? 
    Même si tu choisis d’être végane, ce n’est pas ça qui va changer quelque chose au sort des animaux. Ceux-ci vont être tués quand même. Le véganisme ne va pas assez loin. Si tu es végane, cela n’implique pas que tu sois militant pour la cause animale. C’est complètement différent. Pour défendre les animaux, tu te dois de boycotter tout ce qui provient de l’exploitation des animaux, c’est la base. Mais souvent, les gens s’arrêtent là. Comme par exemple, d’après ce qu’on m’a dit, le propriétaire de Copper Branch est aussi un franchisé de Subway : on tire profit d’une clientèle qui ne veut pas manger de viande. En fait, ils vont chercher toutes les clientèles et ça va dans la même poche ! Véganisme et militantisme sont deux choses différentes. Si c’étaient des humains qu’on abattait, comment les gens réagiraient ? Est-ce qu’on descendrait dans la rue pour aller les défendre ? Est-ce qu’on dirait « Je ne consomme pas d’humain, et puis ce qui se passe à côté, cela ne me regarde pas » ? Militants et militantes, il est temps de se battre comme si c’était des humains ! En fait, je ne suis pas sûr qu’on les considère réellement comme nos égaux. Si c’étaient des gens, on irait dans la rue. Il a fallu des gens qui aillent dans la rue pour avoir gain de cause à la fin, qu’il s’agisse des esclaves humains, des féministes ou des homosexuels. Je pense que c’est ce qui pourrait marcher le plus. Il faut un mouvement qui s’interpose contre cette réalité-là.
  • Dans ce cas, que penses-tu des slogans lisibles sur les pancartes ?
    Je ne partage pas le message qui est transmis par des pancartes où c’est écrit: « Go végane! » ou « Devenez végane! »
  • Ah bon ? Pourquoi ?
    Le véganisme est un outil de travail qui ne va pas assez loin, je l’ai dit. Tu te dois d’être plus que végane pour arrêter le massacre d’êtres vivants par des industries qui les exploitent et qui se foutent carrément que moins de 3% de la population soit végane quand ils savent que leur chiffre d’affaires va rapidement doubler. Se baser sur le véganisme pour défendre les animaux est insuffisant. Je n’irai pas prôner le véganisme. Je vais prôner l’égalité animale, pour mettre fin à l’exploitation animale. Je suis pour le véganisme, mais ça ne va pas assez loin. Si on vous demande « Tu ne manges pas de viande? », on doit éviter de répondre « non, je suis végane » et préférer une revendication comme « je ne mange pas de viande car je suis pour la fermeture des abattoirs », par exemple. Si on veut attendre que chacun devienne végane, sans parler de ceux qui ne veulent rien savoir, on peut attendre une éternité. Sans des lois, on se tuerait encore les uns les autres. C’est la raison qui fait qu’on ne tue pas notre voisin. Il faut créer des lois pour empêcher les exploiteurs et les tortionnaires de continuer.
  • Quelles sont les forces et les faiblesses du mouvement « animaliste », pour dire vite ?
    La force, c’est qu’on est au courant de tout. On sait. On a des images. On est conscients de tout ça. Surtout, nous sommes à l’ère d’internet et des réseaux sociaux. Notre faiblesse, c’est qu’on ne se bat pas assez. On laisse faire. On est très désunis. Sans même parler des différences de points de vue, chacun veut faire ce qu’il veut à sa manière. Il y a beaucoup de problèmes d’egos, comme partout. Il faut faire avec. Un autre problème, c’est l’émotivité. C’est d’ailleurs ce qui fait la différence avec d’autres causes sociales, moins émotives. On parle quand même de maltraitance, de meurtres… C’est comme la différence entre défendre des adultes et défendre des enfants. Les animaux sont également des êtres vulnérables qui ont besoin de nous pour les défendre, ce qui fait une grosse différence, selon moi. Ensuite, on met trop souvent l’emphase sur l’environnement ou sur la santé. Et on oublie que des milliards d’êtres vivants meurent chaque jour dans le monde pour nos habitudes de vie. C’est comme dire que le génocide au Rwanda est un désastre pour la nappe phréatique à cause des marres de sang générées par le massacre d’êtres humains. Non! C’est le massacre d’êtres humains qui est horrible!
  • Merci de ton accueil, Frédéric.
    Merci à toi.

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